Qu'est-ce que la cybersécurité ?
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Auparavant, les pirates informatiques étaient souvent de simples voleurs, arnaqueurs ou vandales doués en programmation. Ces profils sont désormais dépassés. Aujourd’hui, un hacking peut être réalisé par un militant, un terroriste, un anarchiste ou même un État. Les menaces tendent par ailleurs à prendre des formes complexes et variées au fil des années. La cybersécurité est donc une question primordiale. 

Qu’est-ce que la cybersécurité et à quoi sert-elle ?

La définition de la cybersécurité s’articule autour de la protection des systèmes informatiques (SI) des particuliers, professionnels et institutionnels. Dans la pratique, la sécurité de ces utilisateurs requiert l’usage d’un ensemble d’outils technologiques, juridiques, politiques, conceptuels, éducatifs… Il faut en parallèle développer des méthodes spécifiques pour la gestion des risques et l’anticipation des menaces. 

Ainsi, le concept de cybersécurité doit être appréhendé de manière globale en tenant compte de ses nombreux aspects. À l’échelle d’une nation, cette notion implique la souveraineté et la sécurité numérique de l’État. La SSI (sécurité des systèmes d’information) revêt ici un caractère socio-économique, diplomatique, stratégique et militaire. Ce domaine est d’ailleurs décisif pour les services de renseignement. 

Dans tous les cas, la cybersécurité sert à préserver les données et les infrastructures informatiques contre tous types de menaces. Elle vise notamment à protéger :

  • La disponibilité des SI ;
  • L’intégrité ainsi que l’authenticité des systèmes et des contenus ;
  • La confidentialité des données ;
  • L’authenticité et la non-répudiation des utilisateurs.
Qu'est-ce que la cybersécurité et à quoi sert-elle ?
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Concrètement, ces objectifs requièrent la protection des informations, des réseaux et des terminaux (ordinateurs, serveurs, mobiles, objets connectés, etc.). La sécurité informatique tient également compte des applications et des processus de gestion des données. De plus, la SSI s’étend aux mesures préventives assurant la continuité et la reprise des opérations en cas d’incidents de sécurité (backup, gestion de crise, programme de restauration, etc.). 

En somme, la cybersécurité garantit la protection et la résilience des SI face aux menaces potentielles. Elle est donc indispensable pour toutes personnes physiques ou morales disposant d’infrastructures vitales pour leurs activités. De ce fait, la sécurité informatique en entreprises nécessite un plan et des ressources dédiées. De plus, les opérateurs économiques sont les cibles privilégiées des groupes de hackers. 

De manière plus générale, les organisations privées et publiques sont concernées par les cybermenaces. Elles doivent donc travailler ensemble dans la lutte contre la cybercriminalité. Cette initiative permettra d’élaborer une stratégie efficace pour gérer les incidents et les failles de sécurité. Sur le long terme, cette collaboration aidera à anticiper et à neutraliser les attaques potentielles. Les acteurs concernés passeront ainsi à l’offensive au lieu de se limiter à la lutte informatique défensive. 

Les cyberattaques les plus courantes

À cause de sa nature holistique, la définition de la cybersécurité ne permet pas de mesurer concrètement la gravité des risques numériques. La plupart des experts en sécurité classent les menaces en trois grandes catégories :

  • Les cyberattaques, menées généralement par intérêts politiques ;
  • La cybercriminalité, impliquant des pirates motivés par l’argent ;
  • Le cyberterrorisme, visant à inciter la peur ou le chaos.

Dans le domaine de la sécurité IT, l’hacktivisme n’est pas reconnu comme une cybermenace à part entière. Cette nouvelle pratique peut en effet prendre une ou plusieurs de ces formes en fonction du groupe de hackers considéré. Ces pirates informatiques peuvent parfois effectuer un vol de fonds ou un acte de sabotage pour leurs causes. Quoi qu’il en soit, les techniques les plus utilisés par ces différents cybercriminels incluent :

  • Les logiciels malveillants ou malwares (virus furtif, macrovirus, ver, cheval de Troie, ransomware, spyware, adware, botnets, bombe logique, etc.) ;
  • L’injection SQL (structured query language) ;
  • Le phishing ou hameçonnage ;
  • Le téléchargement furtif ;
  • Le cross-site scripting ou XXS ;
  • L’attaque de l’homme du milieu (MitM pour man in the middle) ;
  • Les attaques par déni de service (DoS pour denial of service) ou déni de service distribué (DDoS pour distributed denial of service).
Les cyberattaques les plus courantes
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En dehors des virus, le ransomware est une des menaces les plus connues du grand public. De nombreuses entreprises ont en effet payé des rançons conséquentes après ce type de piratage. La coopération encourage pourtant les malfaiteurs. Ainsi, ce phénomène fait partie des priorités des pouvoirs publics et des acteurs de la cybersécurité en France. 

Moins connue, l’attaque MitM consiste à intercepter les données échangées entre deux appareils connectés. Le pirate informatique pourra ensuite envoyer ou recevoir des messages en usurpant l’identité de l’un des interlocuteurs. Cette forme de vol de données est particulièrement grave face à des informations sensibles et des infrastructures critiques. 

Comment prévenir les attaques informatiques ?

Comme la définition de la cybersécurité, les mesures de protection doivent couvrir les aspects techniques et humains des SI. Les utilisateurs constituent d’ailleurs les premières failles potentielles d’un dispositif de sécurité. Ce facteur doit donc être pris en compte pour sécuriser les données d’une entreprise en infogérance. En effet, une seule négligence suffit pour rendre vulnérable une chaîne de protection informatique. 

Pour prévenir les cyberattaques, il est impératif d’intervenir en priorité au niveau des internautes ou du personnel pour les entreprises. Cette démarche implique une sensibilisation aux menaces cybernétiques et une formation aux bonnes pratiques. De cette manière, chacun se montrera plus prudent et évitera :

  • D’ouvrir des courriels sans connaître l’expéditeur ;
  • De cliquer sur des liens ou des pièces jointes dans des e-mails suspects ;
  • De transmettre des données sensibles à des sites non sécurisés ;
  • De se rendre sur des pages Web non reconnues ;
  • De télécharger des programmes en dehors des plateformes dédiées ;
  • D’utiliser pour le travail des appareils non fournis ou autorisés par l’employeur (laptop, clés USB, smartphone et autres objets connectés).
Comment prévenir les attaques informatiques ?
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En entreprise, l’équipe IT devra établir une charte informatique, entretenir le parc de matériel et surveiller tout dispositif venant de l’extérieur. Ses membres sont par ailleurs en charge du déploiement et des mises à jour des solutions de sécurisation du SI. Dans les grandes structures, un spécialiste en sécurité intervient souvent lors des audits et des formations en la matière. 

Outre les personnes, les risques numériques viennent également des équipements IT (réseaux, serveurs, architectures, etc.). Il convient donc de prendre des mesures concrètes dans le domaine. Chaque terminal doit notamment disposer des outils de protection de base (antivirus, pare-feu, antispam, antispyware, etc.). Ils permettent de se prémunir des menaces les plus connues. 

D’autre part, les éditeurs de logiciel proposent des solutions de sécurité informatique spécifiques contre le phishing, le ransomware, etc. Ces programmes permettront de renforcer le niveau de sécurisation du système informatique de l’organisation. Toutefois, un audit de sécurité est souvent nécessaire pour déterminer les outils et la stratégie à adopter.

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