Comment éviter la plupart des activités de cybercriminalité ?
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Selon les experts en cybersécurité, le piratage informatique a engendré plus de 600 milliards de dollars de dépenses en 2019. Ce montant représente le coût matériel des incidents et les pertes de revenu des victimes d’attaques. Les entités touchées ont également dû investir pour renforcer leurs systèmes de sécurité IT. Cette situation est pourtant évitable avec les bons gestes et les outils adéquats. 

Qu’est-ce que la cybercriminalité ?

En cernant le phénomène, vous réussirez à terme éviter la plupart des activités de cybercriminalité. L’identification des menaces représente en effet une étape importante de la lutte contre le piratage informatique. Une fois définis, ces dangers pourront être gérés efficacement. Vous serez notamment capable d’élaborer un meilleur dispositif préventif et un plan d’action clair en cas d’attaque.

La cybercriminalité désigne les pratiques visant à utiliser illicitement des réseaux informatiques, des terminaux connectés, des serveurs distants… L’intrusion est généralement motivée par l’argent. Les gains seront immédiats en dérobant des banques ou des monnaies virtuelles. Ils peuvent aussi être obtenus indirectement par l’usurpation d’identité ou le vol de données sensibles pour demander une rançon.

Toutefois, la cybercriminalité ne se limite pas aux raisons financières. Ce mobile permet néanmoins de la distinguer des actes de cyberattaques (géopolitique) et au cyberterrorisme (idéologique). En réalité, les motivations peuvent varier selon le pirate informatique considéré. La vengeance, par exemple, mène souvent au sabotage, au vandalisme, aux fuites de données sensibles, etc. 

En dehors du piratage, la cybercriminalité couvre d’autres cas comme les fraudes financières ou le cyberharcèlement. Les auteurs de ces délits sont également des cybercriminels. En somme, la cybercriminalité englobe toute action illégale effectuée sur un réseau fermé ou sur Internet, à l’aide d’un ordinateur ou d’un appareil mobile. 

Qu'est-ce que la cybercriminalité ?
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Comment fonctionne la cybercriminalité ?

Vous améliorez votre capacité à éviter la plupart des activités de cybercriminalité en comprenant leur fonctionnement. En général, les hackers ciblent indifféremment les entreprises et les particuliers. Tout dépendra de leur profil et de leurs objectifs. Par exemple, vous avez déjà un attaquant potentiel, si un pirate amateur convoite votre compte de gaming, de streaming, etc.

Le hacking peut par ailleurs se focaliser sur les faiblesses des personnes ou les failles des systèmes d’information (SI). Ainsi, les acteurs de la cybersécurité en France rappellent souvent l’importance de la formation et de la sensibilisation en entreprise. Cette méthode permet en effet de renforcer l’hygiène informatique des employés et de se protéger des attaques ciblant les utilisateurs. 

Associé aux malwares, le phishing est une des techniques les plus connues en la matière. Il consiste à vous inciter à ouvrir un lien ou une pièce jointe pour voler des données, infecter des infrastructures critiques… Même médiatisé, l’hameçonnage reste efficace en raison de sa nature engageante. Le hacker peut, par exemple, y inclure des promotions jusqu’à 95 %, des croisières gratuites, etc.

Le phishing est également utilisé pour infecter les systèmes informatiques avec un spyware ou un ransomware. Dans le premier cas, les pirates informatiques suivront toutes vos activités sur Internet. Cette méthode est souvent utilisée pour faire du chantage ou de l’espionnage industriel. Dans le second cas, le logiciel malveillant verrouillera vos données jusqu’au paiement de la rançon demandée. 

Comment fonctionne la cybercriminalité ?
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Quels sont les différents types de cybercriminalité ?

Votre approche de la question dicte la classification des types de cybercriminalité. En effet, cette notion comprend les activités criminelles ciblant les SI et les actes illégaux commis grâce aux outils numériques. De nombreux hackers allient néanmoins ces deux aspects de la criminalité informatique. Ils attaquent d’abord les ordinateurs avec un malware, puis profitent de ses effets pour commettre un autre acte criminel. 

Lorsqu’il cible un SI, le cybercriminel utilise généralement des virus pour perturber le système ou endommager son architecture. Il peut aussi se servir d’autres logiciels malveillants pour dérober ou supprimer des données. Pour limiter les risques, l’usage d’équipements de l’extérieur est souvent proscrit par les responsables de la sécurité informatique en entreprises. D’un point de vue pénal, les spécialistes distinguent les attaques de type :

  • Conventionnel (extorsions, fraudes, escroqueries, usurpations d’identité, etc.) ;
  • Technologique (intrusion, DDoS, usage de spyware, vol de données, etc.) ;
  • Opportuniste (spaming, phishing, création de virus, infection d’un site, etc.) ;
  • Ciblé, se focalisant sur une victime à la fois pour plus d’efficacité.

Le terme « conventionnel » renvoie au fait qu’il s’agit de crimes traditionnels commis sur les canaux digitaux. Ainsi, cette catégorie inclut également les abus de confiance et les détournements de mineur via Internet. 

Quels en sont les risques ?

Les activités des cybercriminels représentent une menace pour vos finances, votre réputation et même votre dossier judiciaire. Un malfaiteur peut en effet usurper votre identité après un vol ou une fuite de données personnelles. Dans les deux cas, vous risquez d’être tenu responsable des agissements de ce criminel. Il pourra également vider vos comptes, s’il a accès à vos coordonnées bancaires. 

Cela dit, vous n’êtes pas forcément la cible du piratage. Vous ne verrez donc aucun signe de l’infection (cheval de Troie ou autres programmes malveillants). Toutefois, un groupe de pirates pourrait ensuite utiliser votre ordinateur pour lancer une attaque massive DDoS (déni de service distribué). Ce procédé requiert en effet une foule de terminaux pour envoyer des requêtes simultanément et faire planter l’infrastructure cible. Vous serez néanmoins anonyme parmi tous les ordinateurs sollicités. 

En revanche, les attaques sophistiquées peuvent vous affecter personnellement et avoir des retombées judiciaires. Vous pouvez, par exemple, être considéré comme un pirate informatique, si votre ordinateur est le dernier de la chaîne de diffusion d’un virus. Il en est de même pour une attaque ciblée transitant par votre PC. Enfin, pour les entreprises, les risques sont directement ou indirectement d’ordre financier. 

Quels en sont les risques ?
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Comment vous protéger de la cybercriminalité ?

Pour être protégé des cybercriminels, vous devez avant tout garder à jour votre antivirus, vos applications et votre système d’exploitation. Pourquoi ? Les éditeurs intègrent régulièrement des correctifs et des fonctionnalités pour lutter contre le piratage. Pour les SI externalisés, cette tâche sera réalisée par l’équipe IT chargée de sécuriser les données de l’entreprise en infogérance.

D’autre part, vous pourrez éviter la plupart des activités de cybercriminalité en privilégiant les bonnes pratiques en SSI (sécurité des systèmes d’information). Ce principe vaut pour les particuliers, les professionnels et les institutionnels. L’humain est en effet la principale faille de sécurité informatique. 

Par la sensibilisation, les entreprises seront protégées du phishing, des spywares, des attaques virales… Les utilisateurs éviteront en effet les imprudences comme :

  • Négliger ou communiquer leurs mots de passe ;
  • Ouvrir les spams et leurs pièces jointes ;
  • Cliquer sur les liens intégrés à un spam ou à un site non fiable ;
  • Répondre à des messages venant d’expéditeurs non identifiés ;
  • Partager des informations personnelles sur une plateforme non sécurisée.

De votre côté, n’hésitez pas à contacter par téléphone une entreprise envoyant une sollicitation par e-mail pour confirmation. Enfin, surveillez de près votre compte bancaire pour détecter tout mouvement suspect.

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