Graphisme
5/10

La réalisation s’avère très moyenne. Certaines textures sont très jolies mais l’ensemble manque de diversité. On se lasse très vite de retrouver toujours les mêmes environnements.
Les personnages sont plutôt bien animés ce qui est la moindre des choses pour un jeu de combat. Mais là encore, Knights of the Temple pêche par son uniformité. Heureusement que les pouvoirs magiques de Paul sont l’occasion de quelques effets spectaculaires et colorés… Mais on est très loin de solliciter la puissance de la console. Très loin !
Son
5/10

Les musiques sont composées par le groupe Within Temptation, évoluant entre le gothique, le metal et les ambiances celtiques. Apparemment, cette formation a ses adeptes. Il est vrai que Knights of the temple propose quelques thèmes assez agréables. Que dire en revanche du doublage des voix ? Dans un premier temps, il est désopilant puis devient franchement irritant. Vos ennemis répètent sans cesse les deux ou trois mêmes phrases. Autant se taire ! Mention spéciale aux gloussements des moines du premier niveau censés être sardoniques.
Jouabilité
4/10

Jouer à Knights of the Temple est un assez bon moyen de se rendre compte de la pénibilité du travail à la chaîne. On appuie sur des boutons ; ça fait bouger une épée dans tous les sens et les ennemis finissent par tomber dans une mare de sang. Et ceci ad libitum…
Le joueur cherche désespérément un soupçon d’originalité pour se maintenir en éveil mais rien ne viendra rompre la monotonie de l’aventure. Ajoutons à cela quelques problèmes de caméra qui vous obligent de temps à autre à frapper à l’aveuglette et vous tenez là un bon exemple de jeu qui finira rapidement dans les bacs d’occasions.

Intérêt Global du jeu vidéo

Paul est un jeune Templier, récemment initié. Il se lance à la recherche d’Adèle, ravissante jeune femme aux étranges pouvoirs, enlevée par un Evêque vendu aux forces du Mal. Celui-ci désire utiliser sa captive pour ouvrir des portes infernales et servir ses noirs desseins. Courageux (et n’ayant rien de plus intéressant à faire…), Paul poursuit le sinistre ecclésiastique jusqu’en Terre Sainte, de Saint Jean d’Acre à Jérusalem…

Quand templier en colère, lui toujours faire ainsi…
Une nouvelle fois, la trame de Knights of the Temple ne s’avère être qu’un simple prétexte à un hack’n slash de plus, à savoir une grosse boucherie, un véritable jeu de massacre qui vous permettra de trancher du Sarrazin, du moine perverti et du démon jusqu’à ne plus sentir le bout de vos doigts…
Le moins que l’on puisse dire est que ce genre est fort bien représenté dans les logithèques de toutes les consoles du marché et a déjà offert à la communauté des joueurs des titres de bonne facture comme de sombres ratages.
Le Studio Starbreeze, déjà à l’origine d’Enclave, décide de persévérer dans cette veine et propose avec Knights of the Temple un nouveau défouloir afin de se libérer de notre agressivité latente. Et si le jeu vidéo pouvait devenir thérapeutique…
Vous commencez votre sanglant périple dans un monastère dont les occupants ont apparemment une lecture très personnelle des Saintes Ecritures. Dès votre entrée dans les lieux, vous devez fourbir vos armes et leur montrer définitivement que, si les voies du seigneur sont impénétrables, la vôtre est toute tracée : vous allez tous les découper en rondelles, ces vils manants ! Et c’est parti pour plusieurs heures de massacre intensif et franchement rébarbatif.

Un hack’n slash peut être intéressant et même particulièrement jouissif mais à la condition sine qua non de proposer un gameplay riche et une réalisation technique de premier ordre. Dans le cas de Knights of the Temple, il apparaît rapidement qu’aucune de ces conditions ne sera remplie. Non pas que le jeu soit laid… Mais il est simplement quelconque. Vous évoluez dans d’infinis couloirs qui finissent par tous se ressembler et lorsque vous arrivez en Terre Sainte, c’est la même chose… mais en plus ensoleillé ! Les mêmes textures, les mêmes éclairages mais pire encore, les mêmes ennemis.

Vous me mettrez une petite douzaine de Sarrazins, s’il vous plaît !
L’une des joies de ce type de soft est la découverte de nouveaux monstres ou de sbires originaux à saucissonner… Peine perdue, le joueur vaguement assoupi et abruti n’en finit pas de décimer des personnages clonés à la chaîne. Dans la famille des Sarrazins à deux cimeterres, je demande le frère… Et c’est une famille désespérément nombreuse… Evidemment rien ne ressemble plus à un moine qu’un autre moine… Mais un petit effort de diversification aurait été un plus.
Après tout, ceci serait excusable si les combats étaient à la fois intenses et subtils. Malheureusement, il vous suffira d’appuyer comme un forcené sur deux ou trois boutons pour vous débarrasser de vos ennemis. Il vous est pourtant proposé d’assimiler au cours du jeu différentes techniques et bottes secrètes mais leur apprentissage n’est pas vraiment utile. Il suffit de parer puis de riposter jusqu’à ce que vos adversaires jettent l’éponge ou que vous tombiez définitivement en catatonie devant le peu d’intérêt des passes d’armes.
Arrêtons-nous quelques temps sur votre arsenal : l’épée, la hache et la masse sont déclinées en plusieurs versions. Votre progression vous permettra d’acquérir des armes a priori plus puissantes. Mais là encore, le jeu est mal conçu. Vos ennemis gagnant également en puissance, il est très difficile de percevoir un réel changement d’efficacité entre les différentes lames.

Par ailleurs, le comportement des combattants est assez étrange. Dans un premier temps, ils semblent assez sournois, n’hésitent pas à vous acculer, à vous contourner et à parer vos coups. D’un autre côté, les programmeurs ont décidé d’achever certains de vos assauts par un coup final particulièrement gore, à savoir un embrochage pur et simple de votre pauvre adversaire. Le problème est que lors de cette petite réjouissance, l’action semble se figer et les autres acolytes cessent de vous attaquer, contemplatifs et admiratifs devant tant de savoir faire. C’est vrai que c’est beau une trépanation à l’épée à deux mains !!! Après ce fabuleux spectacle, ils décident enfin de se remettre au boulot et vous tombent dessus revigorés et motivés par cet intermède aussi inutile qu’irréaliste…

Seule petite originalité positive, Paul pourra s’essayer au tir à l’arc et passera alors en vue subjective… Il n’est pas aisé de viser correctement mais cette variante permet de rompre la monotonie de l’ensemble. Enfin, en bon défenseur des valeurs chrétiennes, vous bénéficierez de l’appui des puissances célestes qui vous octroieront quelques pouvoirs offensifs ou curatifs. Insuffisant tout de même pour relever un ensemble bien terne…
Quelques énigmes devront être résolues pour progresser dans les niveaux. La plupart du temps, il ne s’agit que de trouver une clé. Et Paul de s’exclamer : « A quoi cela peut-il servir ! » A ouvrir une porte, espèce de neuneu !
Heureusement, certains mécanismes solliciteront tout de même un ou deux neurones mais rien de bien relevé ni de très original.

Trêve d’ironie ! Knights of the Temple est un bien triste jeu. Les intentions de Starbreeze étaient sans doute louables. Il est vrai que l’univers des Croisades a été finalement peu exploité et proposait un contexte alléchant. Mais à aucun moment, le jeu ne parvient à réellement capter l’attention : tout cela est beaucoup trop répétitif et primaire. Lorsqu’on compare Knights of the temple avec un Seigneur des anneaux, le Retour du roi, on comprend le chemin qui sépare ces deux réalisations tant sur le plan technique que sur le plaisir ludique pur.

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