Football : vers une amélioration de traitement pour les joueuses américaines.
Source : Romain Biard / Shutterstock.com

Quelques mois avant le Mondial 2019 en France, les footballeuses américaines ont fait entendre leur voix à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes.

Alex Morgan et Megan Rapinoe accompagnées des 26 autres footballeuses des USA portent plainte contre la Fédération américaine de football. Les faits reprochés : la discrimination salariale ainsi que les conditions de travail de l’équipe féminine par rapport à leurs homologues masculins. 

Inégalité de salaire et conditions de travail : il y a de quoi faire.

Le sport semble pourtant le même que l’on soit homme ou femme, explique l’article de Forbes. Pourtant les inégalités salariales et les conditions de travail sont différentes entre l’équipe de football féminine et masculine.

Un fossé colossal s’est érigé entre le salaire d’un footballeur et celui d’une footballeuse
Début 2021, Lionel Messi, l’un des acteurs de premier plan parmi les passionnés de paris sur Betway, détenait le plus gros salaire avec 125 millions d’euros. À contrario, Samantha Kerr était sur la première marche du podium avec un salaire annuel de… 480.000 euros.

Pour ceux qui aiment suivre les sports américains, vous savez que les footballeuses américaines ont remporté 4 titres de Championnes du Monde et sont quadruples médaillées d’or aux JO. L’équipe masculine, quant à elle, n’est allée qu’en demi-finale de Coupe du Monde en 1930.

Les inégalités de salaires aux Etats-Unis.

Le premier élément mis en avant par les footballeuses est la différence de prime après une victoire de match.

D’après la convention collective, la somme maximale touchée par une joueuse après une victoire est de 8 500 dollars. Du côté du football masculin, la somme maximale qu’un joueur peut toucher après une victoire est de 17 625 dollars.

La popularité du sport masculin étant plus conséquente que le sport féminin, des différences se font ressentir. Ceci se vérifie si vous voulez parier sur les derniers matchs de football : il y a une augmentation du nombre d’hommes et de femmes qui s’intéressent au secteur des paris.

Les inégalités des conditions de travail.

Même si l’argent est un point clé dans les négociations, ce n’est pas le seul. Les joueuses américaines de football estiment être victimes de discrimination. À titre d’exemple, nous pouvons citer ces deux points :

  • La qualité des stades dans lesquels elles jouent. Entre 2014 et 2017, 2% des matchs ont été disputés sur terrain synthétique pour les hommes, contre 21% des matchs féminins, à domicile ;
     
  • Les moyens de transports utilisés pour les déplacements où l’on comptait une quinzaine d’avions affrétés pour l’équipe masculine contre zéro pour l’équipe féminine. 
     
Inégalité de salaire et conditions de travail : il y a de quoi faire.
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Salaires de l’équipe de France féminine de football VS l’équipe américaine.

Les salaires des footballeuses entre France et USA sont différents pour cette raison : les Américaines sont payées par la Fédération tandis que les Françaises sont rémunérées par leur club.

Cette petite différence n’en est pas une puisqu’elle fait justement toute la différence !

En France, ce sont les clubs qui rémunèrent les joueuses et ces derniers n’ont pas tous la même grandeur. Mathématiquement, cela crée des différences salariales d’une joueuse à une autre, occupant un même poste, dans un club concurrent. Les cotes des paris, comme sur Betway, ne sont d’ailleurs pas les mêmes d’un club à un autre.

En 2016, quelques footballeuses françaises ont intenté un procès dans l’espoir de se faire entendre et de gagner autant que leurs homologues masculins. Le procès n’a pas été gagné, mais une augmentation salariale leur a été proposée

Avancées pour les Américaines… vers une amélioration en France ?

En cette année 2021, la fédération américaine de football a déclaré qu’elle allait désormais proposer des contrats identiques aux joueuses et aux joueurs évoluant en équipe nationale.

Les USA rejoignent le club des fédérations nationales de football à avoir franchi le cap. Sur les 211 existantes, seulement 9 fédérations ont placé leurs joueuses sur le même pied d’égalité que leurs joueurs.

Et la France ? A priori, aucune égalité de prime entre joueuses et joueurs est prévue pour les équipes de France. Seuls l’Angleterre, l’Irlande, le Brésil, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et désormais les USA ont sauté le pas pour offrir aux joueurs et aux joueuses les mêmes salaires.

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