Vous n’avez pas forcément l’impression d’entendre moins bien, mais quelque chose a changé… Vous êtes moins à l’aise dans un environnement bruyant, vous demandez souvent que l’on vous répète des phrases, vous constatez des bourdonnements ou des sifflements… Vous souffrez peut-être d’une baisse de l’audition. Quels signes doivent vous alerter et comment vous faire tester ? 

La perte auditive peut se développer de façon insidieuse… L’évolution peut être lente et les premiers signes n’apparaissent pas forcément de façon évidente. Le risque de souffrir de troubles de l’audition augmente naturellement avec l’âge : 1 personne de plus de 50 ans sur 3 est rencontre des difficultés auditives. Mais ceux-ci peuvent se développer à tout moment de la vie, et l’impact social et professionnel n’est pas négligeable. Contrairement à la vue, la déficience auditive se révèle sous-diagnostiquée en France, il est pourtant aisé et accessible de faire un bilan : il est donc temps d’adopter les bons réflexes. 

Les signes qui alertent

Difficultés de conversation

Vos interlocuteurs vous paraissent ne pas parler assez fort, ou ne pas articuler distinctement. Vous avez l’impression qu’ils marmonnent. Vous ne comprenez pas l’intégralité de leur discours, vous êtes contraint de tendre l’oreille ou de leur demander de répéter. 

Suivre une conversation vous demande un effort : certaines conditions de discussion vous semblent pénibles. Par exemple, vous vous sentez perturbé par des bruits de fond, ou un environnement bruyant. Vous avez peut-être également plus de mal à suivre lorsque vous discutez à plusieurs. De façon générale, vous vous sentez fatigué après avoir conversé dans ces conditions. 

Gêne avec les appareils émetteurs de son

Vous vous sentez parfois en difficulté au téléphone : selon le bruit environnant, ou la qualité de la liaison, le discours vous paraît peu clair. Vous éprouvez une gêne voire une petite anxiété à échanger par téléphone si les conditions ne sont pas silencieuses. 

De même, vous avez tendance à augmenter le volume de la télévision ou de la radio car vous avez le sentiment de ne pas entendre distinctement. On vous a déjà reproché de mettre le son trop fort. 

Modifications de la perception

Vous percevez occasionnellement ou fréquemment des bruits parasites que vous seul entendez, des « sons fantômes » : sifflements dans les oreilles, bourdonnements… Ce sont des acouphènes. Ils sont perturbants, fatigants, stressants. 

Vous avez du mal à localiser la provenance d’un son : vous entendez, mais n’identifiez pas l’origine avec précision. Par exemple, si quelqu’un vous parle lorsque vous êtes de dos, vous ne savez pas où la personne se situe dans la pièce. 

Certains sont aigus vous échappent : il vous est déjà arrivé de ne pas entendre la sonnette… 

A qui s’adresser ? 

Si vous avez identifié certains symptômes, le bilan auditif s’impose. Il doit être réalisé par un professionnel et permettra de mettre en place un suivi pour corriger une éventuelle déficience. Cependant, la santé auditive est primordiale et même si vous n’éprouvez pas de gêne, une vérification de contrôle à titre préventif peut être utile, en particulier si vous avancez en âge, afin de préserver votre capital auditif. 

  • Consulter un médecin ORL

L’oto-rhino-laryngologiste est le médecin spécialiste à même de réaliser un diagnostic. Il sera également le seul habilité à vous délivrer une ordonnance en cas de nécessité d’appareillage. Pour le consulter, vous devez passer par votre médecin généraliste. 

Les audioprothésistes, professionnels de santé, experts de l’audition et diplômés d’Etat, réalisent également des bilans et disposent de tout l’équipement nécessaire. L’avantage : un bilan auditif personnalisé en centre est gratuit. 

Les étapes du bilan

Avant de passer par la case médecin, un bilan en centre auditif peut être une première étape. L’examen se déroule en plusieurs étapes. 

Anamnèse

Le bilan commencera par un entretien : l’audioprothésiste vous posera une série de questions afin de prendre en compte vos habitudes acoustiques mais aussi votre situation, par exemple des antécédents familiaux, ou une exposition à des bruits intenses. Il vous demandera ensuite de décrire vos symptômes, votre gêne, afin de pouvoir éventuellement cibler son intervention. 

Examen des oreilles 

A l’aide d’un instrument appelé otoscope, l’audioprothésiste procèdera à un examen de vos oreilles. Cette étape permettra d’identifier d’éventuelles lésions des conduits auditifs ou des tympans. 

Tests sonores 

Une série de tests sera réalisée en milieu insonorisé. L’audioprothésiste évaluera tout d’abord votre capacité à percevoir différents types de sons : sons purs, sons de tonalités, fréquences, intensités diverses… Il réalisera ainsi un audiogramme à partir des réponses que vous aurez données. 

L’étape suivante consistera à évaluer votre compréhension de la parole (audiométrie vocale) : elle sera exprimée en pourcentage, qui représentera votre capacité à discerner les mots.

Enfin, on examinera de votre tympan (tympanométrie) : sa mobilité, sa rigidité, l’aération de l’oreille moyenne, votre adaptation réflexe … 

Restitution

Ces examens ne sont pas invasifs et sont sans douleur. 

L’audioprothésiste vous restituera les résultats en fin de bilan, vous conseillera en cas de perte auditive, et vous invitera, le cas échéant, à consulter un médecin spécialiste afin de compléter l’examen et de prévoir un appareillage. Si votre audition ne présente aucun trouble, il vous sera conseillé de renouveler le bilan tous les deux ans, ou tous les ans si vous avez plus de 60 ans, à titre préventif.

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