L’année 2019 a été marquée par beaucoup d’innovations et de créations technologiques. De la 5G à l’ADN en passant par les apports de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, de nombreuses sorties technologiques présagent d’une année 2020 encore plus productive.

La 5G et les enjeux géopolitiques

La 5G est la cinquième génération de technologies de réseau mobile. En France, elle ne sera commercialisée qu’à partir de 2020. Mais déjà, elle est l’objet d’une guerre commerciale et technologique entre la Chine et les États-Unis. Pour des particuliers comme vous et nous, la 5G est très prometteuse, pas seulement parce qu’elle peut révolutionner l’accès aux soins. Le réseau que l’on appelle déjà la fibre sans fil peut être au moins 10 fois plus rapide que la 4G que nous connaissons actuellement. La latence du réseau, c’est-à-dire le temps que met un appareil à se connecter et à recevoir une information ne sera même plus perceptible. Ce qui signifie que pour télécharger un film en ultra haute définition, il ne faudrait qu’une seconde. Les jeux, les séries, les informations, tout ira plus vite et consommera moins de batterie. Mais, la révolution va surtout concerner l’industrie où le besoin d’être connecté est vital. L’arrivée de la 5G est très attendue dans la logistique maritime ou aérienne, mais aussi dans le secteur de l’énergie. A Rotterdam, Shell surveille ses 160000 km de pipeline grâce à des réseaux mobiles connectés en 5G. La firme espère ainsi repérer les fuites plus vite afin de réagir efficacement. La 5G peut également servir à la vidéosurveillance ou au déploiement en toute sécurité des voitures autonomes qui pourront ainsi communiquer en temps réel avec les feux et les autres véhicules. Au total, en 2035, cette technologie devrait avoir apporté 12,3 trillions de dollars à l’économie mondiale et généré 22 millions de nouveaux emplois. Mais, pour utiliser la 5G, il faut d’abord l’installer, et c’est là tout le problème. Il y a un acteur qui est particulièrement en avance sur la question.  Il s’agit du premier fournisseur mondial de Télécoms au monde, le chinois Huawei. Sauf que les États-Unis sont bien décidés à lui barrer la route ! En effet, les États-Unis considèrent que Huawei, par l’intermédiaire de fonctionnalités cachées dans la 5G, pourrait capter toutes sortes de données, notamment celles très sensibles de l’armée. Les États-Unis soupçonnent à travers Huawei des vols de secrets industriels.

L’ADN comme banque de données de la prochaine génération

L’utilisation de l’ADN comme support de stockage des données fait partie des créations technologiques récentes, mais toujours en phase d’étude. Microsoft et l’Université de Washington sont parvenus à créer le premier appareil permettant de stocker les données dans l’ADN de façon automatisée. Cette invention peut révolutionner le stockage de données et remplacer les disques durs. Avec l’apparition des réseaux sociaux, des objets connectés et smartphones, le volume de données généré par l’humanité a littéralement explosé au cours des dernières années.  Rien qu’en 2018 nous avons créé trente-trois zettabytes d’informations !

D’ici 2025, le seuil des 175 zettabytes va être franchi selon les prédictions des experts. Par conséquent, une nouvelle technologie à stocker des immenses quantités d’informations doit être envisagée. Parmi les solutions envisagées pour le futur du stockage, on compte notamment l’ADN. Les scientifiques étudient cette option depuis de nombreuses années, car l’ADN permet de stocker des informations avec une densité incomparable. Une simple cellule permet de stocker toutes les informations nécessaires pour créer un être humain. En combinant toutes les cellules de votre corps, vous pouvez stocker de nombreuses zettabytes de données. Par le passé, les scientifiques sont parvenus à stocker des données dans des brins d’ADN créés en laboratoire de façon manuelle.

Toutefois, pour la première fois, Microsoft et l’Université de Washington sont parvenus a créé un appareil permettant de lire et d’écrire des données dans l’ADN de façon automatisée. L’appareil encode les données dans l’acide nucléique sous forme d’adénine, de guanine, de cytosine et de thymine. Ces composants sont entrés dans l’appareil dans le bon ordre afin d’être incorporés dans des brins d’ADN. L’ADN dans lequel sont encodés les données est ensuite stocké dans un pot sous forme de solution. Pour lire les données, la solution contenant l’ADN est mise dans un séquenceur, et l’ordinateur la décode afin de recréer les données originelles. Certes, pour l’heure, l’appareil de Microsoft est encombrant et compliqué. Cependant, lorsque ces points faibles auront été corrigés, l’ADN pourrait bien se révéler comme le futur du stockage de données.

L’intelligence Artificielle et les innovations technologiques dans le domaine de la santé

L’IA est en train d’atteindre des facultés surhumaines pour certaines tâches médicales en termes de diagnostic médical. Quel que soit notre métier, on a tendance à se voir irremplaçable que l’on ne l’est alors qu’à bien y réfléchir, il y a souvent de nombreuses parties de nos jobs où l’humain n’excelle pas particulièrement. À un stade où la médecine sera largement automatisée pour le bien des patients, il pourrait bien être souhaitable que certaines tâches soient confiées à la machine.

Le patient prime et si en terme de diagnostic l’IA arrive à faire statistiquement mieux que l’humain, alors elle peut être utile. Pour illustrer cela, une collaboration d’informaticiens et de médecins de l’université de Stanford a réussi à construire une IA qui, à partir de photographies d’irrégularités au niveau de la peau, diagnostique les cancers avec plus de justesse que des dermatologues. Ce qui constitue une prouesse médicale. Mais, sur un volet économique, le cancer de peau dépisté tôt génère moins de dépenses pour la collectivité.

Ainsi, une autre équipe de Stanford est parvenue à concevoir une autre IA capable de mieux détecter les arythmies cardiaques que des cardiologues à partir d’électrocardiogrammes. Pour l’électrocardiogramme, c’est un peu le même problème ! Il s’agit d’un examen que tous les médecins apprennent à lire. C’est très rigoureux, et il y a énormément de subtilités et beaucoup de pièges. Cela permet par exemple de faire des diagnostics d’infarctus. L’infarctus, c’est quand une artère du cœur se bouche et le cœur n’est plus alimenté en sang ni en oxygène, ce qui peut rapidement conduire à la mort. Mais, ça permet également des diagnostics plus subtils, par exemple comme des troubles de conduction. Il est assez facile pour un humain de passer à côté de ces pathologies.

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