Graphisme
8/10

Créateur d’univers avant tout, Square ne faillit décidément pas à sa réputation et nous livre à de somptueuses cinématiques ainsi qu’à un environnement temps réel de toute beauté. L’animation est correcte. Seule ombre au tableau : des positionnements de caméras inappropriés et peu esthétiques…
Son
8/10

Des mélodies dans la plus pure tradition des B.O. de Final Fantasy, un peu moins vibrantes cependant, des effets sonores de qualité et surtout un très bon doublage des voix tout en français.
Jouabilité
6/10

Un niveau de difficulté mal dosé, des angles de caméra parfois mal gérés aux moments les plus inopportuns : ce sont là tous les points faibles de Kingdom Hearts. N’ayez crainte, la prise en main du personnage demeure simple, au même titre que l’interface des menus. Comptez environ 25 heures pour venir à bout de l’aventure, si tant est que vous ne tentiez pas de surmonter les multiples quêtes et challenges qui lui sont rattachés…

Intérêt Global du jeu : 7/10

Le plus improbable des jeux devait naître de la plus improbable des associations : Kingdom Hearts, c’est bien lui, ou comment Squaresoft s’est attelé à retranscrire la magie Disney de son coup de crayon… Après plus de deux ans de gestation, le titre atypique des deux géants de l’animation et du jeu vidéo investit enfin nos chaumières…

Vous incarnez Sora, un jeune garçon de 14 ans. Riku en a 15 et Kairi autant que vous. Depuis toujours aliénés à leur petite île natale, ils rêvent tous trois de contrés inexplorées, de nouveaux mondes. Mais tandis qu’ils se préparent à partir ensemble, une violente et sombre tempête éclate, les happant et projetant chacun à l’autre bout de terres inconnues. Bien décidé à retrouver ses amis, Sora entreprend une longue quête, bientôt accompagné du grand mage Donald et du Capitaine Dingo, eux-mêmes à la recherche de leur Roi Mickey porté disparu…

Ce qu’il en est de Kingdom Hearts, c’est avant tout la perspective de plus d’une dizaine de royaumes à découvrir, tous issus de l’univers Disney, du Pays des merveilles à Agrabah en passant par l’étrange monde de Mr Jack. Infestés de créatures sombres, les Sans Cœur, ces stages vous imposeront également d’affronter quelques grands démons des castings Disney ainsi que plusieurs entités tout droit sorties de la saga Final Fantasy. Car l’univers FF est bien présent lui aussi, avec ses Cloud et ses Squale : autant vous dire que la rencontre des deux mondes promet quelques surprises !

Si donc la magie opère dans le concept et l’environnement, lorgnons donc du côté de la technique qui, pour sa part, fait montre de quelques inégalités… A commencer par le système de combat qui, à l’encontre des traditions Square, abandonne le tour par tour au profit du temps réel, plus simple d’accès vis à vis du jeune public. On aurait pu penser qu’en parallèle de cette initiative, une adaptation du niveau de difficulté serait allée de soi. Bien au contraire malheureusement, puisqu’il vous arrivera parfois de crouler sous les Sans Cœur tant ils sont nombreux et vous assaillent en masse. De même, certains challenges annexes à votre quête principale pourront également poser problème au point d’entamer votre patience, d’autant que l’intérêt de votre aventure ne prendra véritablement effet que passées les trois premières heures de jeu… A ce stade notamment, vous apprécierez tout particulièrement de façonner le profil de votre personnage à votre convenance, d’en faire un héros avec ses compétences et ses pouvoirs bien à lui : après tout, c’est aussi ça la marque de reconnaissance des studios Squaresoft. Approximativement calquée sur le modèle Final Fantasy, l’interface de vos menus, quant à elle, se fait claire et agréable, compréhensible de tous : de quoi vous hypnotiser des heures durant. …Mais à parler d’hypnotisme, nous ne pouvions passer outre les graphismes mêmes de Kingdom Hearts. La magie du précalculé made in Square n’est plus à démontrer : nul ne le détrône sur le terrain des cinématiques, et ce n’est donc pas peu dire que celles de KH vous ensorcèleront au premier coup d’oeil. Les phases de jeu, quant à elles, s’identifient à celles d’un Final Fantasy X. Un peu plus anti-aliasées toutefois (mais pas au point de The Bouncer tout de même), elles souffrent moins des effets d’escalier et se font globalement plus douces au regard…

A première vue prédestiné au jeune public, Kingdom Hearts ne le séduira finalement que par son univers et sa magie. Qu’à cela ne tienne, nombreux sont les grands enfants qui viennent de trouver leur titre phare…

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