Graphisme
90 %

Final Fantasy X s’inscrit dans le registre de ces jeux qui, graphiquement parlant, vous font éclore l’idée que la perfection peut exister. Les dessins y sont d’une rare pureté, épurés des inconvenances trop souvent répétitives dues à une mauvaise exploitation de la 3D. Soignés, précis, polis, dégagés de tous ces irascibles pixels, les décors de Final Fantasy X peuvent s’enorgueillir de susciter chez tous les joueurs (amateurs ou non du genre), une incontournable fascination. Les scènes cinématiques, inéluctables interludes qui segmentent les phases de jeu, confèrent à Final Fantasy X des atmosphères animées d’une particulière intensité. Tidus (que vous rebaptiserez à votre convenance…), l’illustre héros aux traits d’angelot que vous aurez à manier durant toute la durée du jeu, s’articule et se déhanche tel un véritable humain, dans un univers virtuel d’une beauté graphique à couper le souffle ! Sans parler des monstrueux pachydermes (constante de la série FF) que vous affronterez bravement lors de combats en tête à tête ou à plusieurs et qui prendront pour certains, les trois-quart de votre écran. De quoi vous faire passer l’envie de croquer votre sandwich…
Son
80 %

Les bandes-originales s’avèrent être l’un des atouts majeurs qui ont forgé le succès mondial de la série Final Fantasy. Pour ce dernier opus, l’équipe du staff musical SQUARESOFT a encore fait très fort. Des mélodies enivrantes, enchanteresses, satinées, délicatement nostalgique, juste ce qu’il faut pour vous bercer durant les ballades récitals qui ponctuent régulièrement votre quête… Et puis, soudainement, à l’apparition de vos adversaires, on change de rythme. La musique se fait plus violente, offensive, il ne s’agit pas de laisser le joueur s’assoupir. Vos coups d’épées, les assauts à la lance des membres de votre équipe ou les lancés fulgurants d’une balle de blitzball (sport national de Zanarkand, ville d’origine de Tidus) transpercent votre torpeur et vous plongent dans les affres des multiples combats. A cela, il faut aussi ajouter un doublage anglais (sous-titré en français) qui apporte un élément novateur à la série Final Fantasy. En quelques mots : une bande son en stéréo riche, dynamique, qui exploite parfaitement l’espace et qui propulse une fois encore, la légende des RPG au delà de nos terrestres frontières.
Jouabilité
70 %

Lorsque vous ne suivez pas passivement les racontars soporifiques (bien qu’excellemment réalisés !) qui segmentent les scènes de jeu, Final Fantasy X se révèle singulièrement d’un grand intérêt. Le choix d’un « sphérier » (ou tableau des sphères) vous est proposé dès le début de votre partie (impossibilité de changement en cours) en mode standard ou expert. Ce dernier permet de stocker les diverses qualités (compétences, aptitudes…) que vous acquérrez durant toute la durée de votre périple. C’est à l’aide de celles-ci que votre personnages et les membres de votre équipe gagneront des niveaux d’apprentissage dans de nombreux domaines. Une mauvaise gestion de ces sphères risquera de vous jouer des tours, à un moment ou à un autre de la partie. Pour ce qui est des combats, vous devrez faire appel à votre inextinguible intelligence pour rechercher la technique en adéquation avec la cible. Tous les coups ne portent pas la « grâce » et il vous faudra, à plusieurs reprises, utiliser des techniques bien spécifiques pour pouvoir mettre en pièce certains boss. Vous voyez ceux dont je parle (dixit avant-dernière phrase : graphisme) ?

Intérêt Global de Final Fantasy : 80 %

Pour restituer le début de l’histoire, Tidus, star de Blitzball, voit sa ville natale ravagée par une entité dénommée Sin, monstre aquatique aux pouvoirs incommensurables. Alors que ce dernier essaye tant bien que mal d’échapper à l’inévitable massacre, il est aspiré dans un vortex qui le projette 1000 ans dans le futur. Pourquoi l’avoir happé lui, dans ce tourbillon temporel ? Que fait-il à cette époque ? Et où est donc Sin, l’ignoble créature cause de tous ces malheurs et du sinistre occasionné sur sa ville bien-aimée ? Tant d’interrogations en suspens auxquelles notre héros, vertueux comme bien d’autres, tâchera de trouver les réponses. Pour l’aider à résoudre son incessant questionnement et lutter contre les forces démoniaques, il fera de fortuites rencontres de bonne fortune. Des mercenaires, des compagnons d’arme, des magiciennes dotées de pouvoirs récupérateurs ou dévastateurs… Tous unis dans l’entraide autour de Tidus et de son inaltérable naïveté.

Le dixième de la longue série des Final Fantasy, propose à « ses » joueurs un univers lumineux, éclairé de nombreuses trouvailles et autres rubis graphiques finement peaufinés. Si irréprochables, si habilement étayés, qu’on se laisserait vite penser qu’il ne s’agit peut-être plus d’un jeu mais d’un film galvanisant le travail de ses concepteurs informatiques ? Vous savez, ces mêmes rois de la synthèse qui nous ont concocté un film il y a de cela peu de temps ? C’était quoi son titre déjà ?

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas 30 minutes de jeu, manette à la main (à se demander des fois ce qu’elle fait là !) pour se rendre à l’évidence : Final Fantasy X est le porte drapeau de toute la série. Beau, volubile à s’en émouvoir, juvénile comme les quelques ballets de notre blondinet à la lame tranchante, FFX s’approprie sans aucun doute, la plus valeureuse note du politiquement correct. Le mélange est exquis et ça finit presque par prendre… enfin, presque ! Peut-être éprouvai-je avec FFX ce quasi-enquiquinement qui m’interloqua aussi au cinéma devant les nouveaux écrans bienfaiteurs de Mr. Georges LUCAS ? Cet avant-goût de perfection qui menaça les fantômes puis en reconstitua une armée de clones. Ce même délit de perfection qui soustrait à la beauté le plaisir que l’on éprouve face au jet d’origine.

Si je rangeais mon scepticisme au placard et que j’optais pour la flagornerie, je vous avouerais que cela me simplifierait nettement la tâche. Car en écrivant de la sorte, je me hisse en proue tel un parasite bougonneur, incapable de fédérer à un unanime coup de cœur. Mais quelle est cette unanimité ? Les professionnels de la gâchette, les fadas de RPG ou le grand public ? Si je prends en compte toutes les qualités avancées de FFX et que je fais un rapide tour d’horizon des épisodes précédents, j’ai l’intime sentiment que le ciblage a quelque peu chaviré. Ne sommes-nous pas passés de l’ère reculée des sous-titrages japonais qui s’adressaient aux inconditionnels du genre à une uniformisation esthétique ? Je pourrais dire globalement, si je me prêtais au jeu de l’avocat de la défense, que FFX a subit un léger lifting et que, les années passant, l’évolution des techniques de pointe ont permis fort heureusement, d’altérer le vieux pour du meilleur. Serait-ce donc cela ? L’ancien acariâtre toujours ruminant le mythe du bon vieux temps face à la jeunesse, débordante d’inattentions, façonnée de multiples avantages… en quête d’un idéal ?

Si vous aimez les histoires qui finissent bien (encore faut-il que vous ayez eu le courage d’aller jusqu’au bout !), les mélodrames où l’on s’assène de bon gros coups de hache pour résorber les conflits, les épopées que papa, maman, vous racontaient avant d’aller vous coucher (en plus c’est en images !), les ciels bleus et les villes saccagées… Etre spectateur pour mieux agir aux moments opportuns, plus qu’une seule chose à faire : vous acheter FFX le plus rapidement possible (vous avez déjà perdu beaucoup trop de temps !) qui deviendra à n’en pas douter, votre jeu de référence.

Autrement… Bienvenue au club des nostalgiques !

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