Wonder Woman un film écliptique à voir !

Wonder Woman un film écliptique à voir !

Wonder Woman, bien que la recrudescence des videos de superhéros sur les recentes années, est un film à part dans le paysage cinématographique hollywoodien et contient un visage différent de ses aînés. Tout avant tout le personnage principal est une femme, Diana alias Wonder Woman. Il est clair que les videos de superhéroïnes se comptent sur les doigts d’une main. Sans compter sur le fait que des longs métrages comme Elektra et Catwoman sont capables d’ difficilement être considéré comme des videos sérieux.

Le film, pour l’importante plupart, est très clairement attendu !

Il faut dire, qu’à l’inverse de Marvel, le DCU n’est pas au maximum ! Après le meilleur Man of Steel, nous avons eu le droit à un Suicide Squad un petit peu fade et à disposition de l’égo de certains acteurs, et un Batman v Superman terriblement mou et peu enthousiasmant. Avec l’arrivée de Justice League en conclusion d’année, Wonder Woman cristallise donc les espoirs de toute une communauté de fan, désireux de voir DC refaire son retard et apporter quelque chose du niveau de Marvel, sans pour autant jouer sur le même terrain ! Les 2 éditeurs proposant, chaque, d’excellentes choses mais avec des approches différentes. Si j’ai une vaste préférence pour l’un, pour l’heure, vous ne me constaterez jamais que l’un fait du bon et l’autre du mauvais.

N’en déplaise aux détracteurs de Batman V Superman, Zack Snyder avait le mérite d’imposer un style, certes quelquefois bancal, mais l’identité visuelle ( comme celle de tous les videos de Zack Snyder ) donnait un aspect mobile et surtout intéressant dans la direction artistique. C’est là où Wonder Woman pêche au minimum un minimum, dans la mesure où le métrage n’arrive pas à trouver son équilibre visu, et copie, involontairement ou pas, les raccourcis de Snyder, mais cette fois ci en les faisant devenir lourds et gâchant même l’action. L’époque existante dominée par les blockbusters dévoile une avancée spectaculaire dans les avantages spéciaux mais dévoile également des limites qui se font de plus en plus sentir ( les désolants Warcraft Le Commencement et X-Men Apocalypse en font les frais ), et hélas Wonder Woman peine à convaincre grâce à ses avantages graphiques, surtout dans son dernier acte, qui reprend les codes de destruction visuelle du Dawn of Justice.

Armée de la Tueuse de Dieu, de l’Egide, du lasso de sincérité et de l’habit emblématique, et tellement sexy, de Wonder Woman, Diana quitte son île pour rejoindre Londres ! Le choc des coutumes est des plus méchant, pour elle, et des plus amusants, pour le spectateur ! Patty Jenkins réussi à merveille à transmettre le style absurde de l’évolutions des us et coutumes de l’Homme contemporain, à travers une Diana totalement en décalage avec ce tout nouveau monde, en s’y opposant personnellement franche, fraîche et naturelle. Il y a bien d’humour dans les scènes entre Diana et Trevor, où celui ci essaie d’expliquer le monde d’aujourd’hui à Diana, ou tente désespérément d’être également « naturelle » et « innocente » qu’elle ne l’est dans un monde de faux-semblants et de rejet de l’étranger ne rentrant pas dans un moule.

Je vais enfin m’attaquer à un point qui manquait dans cette critique, celui de la réalisation. Et à ma grande surprise, elle se retrouve être de impeccable facture. Différemment à King Arthur où les scènes d’aventure étaient non lisible et m’ont rendu épileptique, ici on survient bien à suivre l’action. Les plans peuvent être propres et soignés et tout au long du film on a droit à une jolie photographie, particulièrement sur 2 scènes. Lorsque Ludendorff envoie un gaz meurtrier sur un village dont personne ne survit, Wonder Woman survient trop tard. Les photos qui suivent où l’on aperçoit Diana en pleur au ralenti, avec en arrière plan un brouillard orangé peuvent être somptueux. Un subtil mélange. La scène des tranchés lorsque Wonder Woman révèle à tout le monde sa force m’a scotché et elle, pour le coup, fût épique. Par sa réalisation, par l’atout et la badasserie ( oui ça se dit ) de Diana, j’ai pris mon pied.

La conclusion à rallonge pourra vous lasser, comme je l’ai précédemment mentionné, mais si vous aimez les combats avec retournements de circonstance et séquences saisissantes à la clé, vous devriez aimer le rendu final. Au final, Wonder Woman est un bon film d’action, une jolie de manière à guerrière naïve croyant dur comme fer à ses idéaux, jusqu’à finalement chuter dans une sorte de fanatisme bien maitrisé. Film nuancé s’il en est, l’oeuvre justifie intelligemment son fantaisie par la personnalité même de sa protagoniste, brute et sans concession. A sa manière, bien entendu. Au final, bien meilleur que Suicide Squad ( on ne pouvait pas faire pire que ce navet ), Wonder Woman paraît être une sorte de superman en version féminin. Ce nouvel opus prodigue un très bon moment de détente sans encombres, mais souffre néanmoins de problèmes propres à DC.

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