L’artiste Cristian Boian

L’artiste Cristian Boian

Découvrez ce graphiste roumain hors du commun : Charpentier de métier, c’est son désir de combiner le design graphique et son amour du bois qui est à l’origine de son évolution personnelle. Fasciné par l’aspect des fibres du bois, des lignes du métal, des réflexions du verre, Cristian Boian cherche à travers la matière la forme pure, à l’origine de l’énergie et de la vie. Ces formes géométriques générées par ordinateur sont une porte kaléidoscopique qui entraine notre imagination vers un autre monde, pour des heures de méditation contemplative ou un simple instant d’hypnose. Géniorama vous offre une interview de l’artiste et un article tout en image.

Pouvez-vous décrire votre parcours professionnel ?

CB – Mon parcours professionnel en résumé : Charpentier > Informaticien > Artiste digital (toujours pratiqué avec bonheur)

Après un diplôme en informatique, j’ai décidé de changer mon projet professionnel, en essayant de lier tout ce que je savais faire, mes expériences de travail, en combinaison avec ma passion pour l’image, les formes et la technologie, en quelque chose de positif pour le monde dans lequel nous vivons.

J’ai eu l’occasion de travailler ces deux dernières années avec quelques noms de la publicité et des magazines et j’ai été heureux de rencontrer une véritable volonté d’évolution du travail. (Une partie de ces travaux sont visibles sur mon portfolio)

Il y a un équilibre d’énergies positives, lorsque l’on reçoit une bonne appréciation après un effort de travail. Je suis heureux si j’arrive à transmettre quelque chose d’agréable, où d’intéressant pour l’?il, même si ce n’est que pour une seconde.

Qu’est ce qui vous a amené à travailler sur des formes géométriques pures ?

CB – J’aime les rectangles et les cercles. Au départ, j’essaie de créer une analogie entre le rectangle représenté par l’objet « écran » et le cercle qui devient une chose pour remplir ce rectangle. Mais avec les écrans LCD, les pixels sont des carrés, et le challenge devient alors de trouver la courbe qui relie ces carrés, pour générer un rendu naturel.

Je suis aussi fasciné par  les fibres du bois, les lignes des métaux, les formes, et les représentations mathématiques comme un langage avec peu d’interprétations, mais d’infinies possibilités.

Quelles sont vos étapes de créations ? Travaillez-vous exclusivement sur ordinateur, où passez-vous par un dessin sur papier ?

CB – Parfois j’élabore des croquis sur papier, mais très vite j’ai besoin d’un espace plus libre, plus grand, d’un environnement qui m’est naturel, pour avoir la sensation de créer une énergie positive ; une passion.

Comme point de départ du processus créatif, (je me réfère ici plus spécifiquement à mon projet « Atempts ») je créé divers éléments : un point ou une ligne, tracé à partir d’une forme floue dans mon esprit, reflet de la vie de tous les jours, de la nature, des sons, des couleurs, de différentes expressions, mouvements, Beaucoup de choses. J’essaie de capturer les contours de ce qui envoie une étincelle de vie, je veux dire : Le vent dans les arbres, un ballet de danse, les couleurs de la ville?

Après ce rassemblement d’ »informations », commence le challenge de créer l’équilibre entre les espaces naturels et artificiels, là est la « tentative » (Attempt en anglais NDLR)

Quelles sont vos sources d’inspirations ?

CB – La vie, et l’action qui émerge de la vie, sont les plus grandes sources d’inspirations.

Utilisez-vous des connaissances de géométrie sacrée, comme les figures labyrinthiques des Mandalas asiatiques, les rosaces des cathédrales, ou le Nombre d’Or ?

CB – J’aime lire sur ces thématiques, mais j’essaie de ne pas trop intellectualiser ces connaissances. Pour moi les compositions géométriques sont plus des appels à l’attraction visuelle instinctive.

Il y a une sensation de vie dans la plupart de vos créations, quels sont les paramètres sur lesquels vous jouez pour obtenir « l’étincelle de vie » ?

CB – Les possibilités et les limitations des logiciels sont tellement grandes, qu’il est difficile de définir quelles valeurs doivent être utilisées.

Je n’utilise pas de gradient de couleur (pour créer la sensation de vie), mais j’essaie d’organiser les éléments, les courbes notamment, à partir d’un point, en dégradés de tailles, jusqu’au plus petit possible.

Il y a plusieurs courbes avec lesquelles je joue souvent. Cela m’a pris presque un an avant de comprendre comment les générer sous Photoshop. Par cet effort, j’ai acquis beaucoup de connaissance technique, ainsi que cette « impression de vie ».

Que recherchez-vous dans l’abstraction ?

CB – Je pense, la véritable implantation des émotions.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

CB – J’aimerai remercier tous ceux qui trouvent mon art intéressant, qui me soutiennent et m’apporte la volonté de continuer.

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